7/ QUELLE VOIE D'ADMINISTRATION CHOISIR ?
- La voie intraveineuse est la voie d'administration de référence pour les infections graves car elle évite les aléas de l'absorption et permet d'obtenir rapidement des concentrations élevées. Elle exige une politique scrupuleuse de préservation du capital veineux en cas de traitement parentéral prolongé.
La voie orale est la voie d'administration de choix pour les antibiothérapies des autres types d'infections ou pour les traitements prolongés. C'est la voie choisie pour les traitements de relais quand ceux-ci sont licites (immunité intacte, évolution satisfaisante, posologie requise faible). Elle oblige à veiller à l'intégrité du tube digestif, à l'absence d'interférence médicamenteuse au niveau de l'absorption, à une observance thérapeutique parfaite et à la bio¬équivalence des formes orales et injectables. Ceci est notamment vrai pour les fluoroquinolones comme la péfloxacine et l'ofloxacine dont les formes injectables et orales sont dites "bio-équivalentes". Dans les autres cas, il faut adapter la posologie.
Les formes orales sont toujours moins onéreuses que les formes injectables
La voie intramusculaire doit être le plus souvent évitée, y compris pour les aminosides. Cependant, ce mode d'administration convient aux antibiotiques à demi-vie longue (ceftriaxione, téicoplanine) chez les patients ne présentant pas de trouble de coagulation et dont l'état nutritionnel est normal.
Les indications de l'administration locale d'antibiotiques sont très limitées: infections des oreilles, des yeux, de la peau, du vagin, injections intrathécales d'aminosides dans les méningites tuberculeuses.
Les ulcères variqueux et artériels et les escarres infectés ne doivent en aucune façon faire l'objet d'une antibiothérapie par voie locale.